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💚💙 MOBILISATIONS LYCÉENNES : DES REVENDICATIONS ENTENDUES, UNE PREMIÈRE VICTOIRE SUR PARCOURSUP ET UN DIALOGUE ENGAGÉ AU PLUS HAUT NIVEAU DE L’ÉTAT

Chers parents, chers lycéens,

En ma qualitĂ© d’administratrice nationale de la FCPE, j’ai participĂ©, aux cĂŽtĂ©s d’Anne-Charlotte Rossi, prĂ©sidente de la FCPE nationale, et de Mustapha Ouzelik, vice-prĂ©sident, Ă  trois rencontres institutionnelles majeures auprĂšs :

‱ Du cabinet du Premier ministre

‱ Du cabinet du ministre de l’Éducation nationale

‱ Du cabinet du prĂ©sident de la RĂ©publique, Ă  l’ÉlysĂ©e

Ces rencontres ont permis de porter directement auprĂšs des plus hautes instances de l’État les prĂ©occupations des familles, les revendications des lycĂ©ens mobilisĂ©s et les propositions de la FCPE nationale.

Dans un contexte économique et social particuliÚrement difficile, nous avons rappelé la légitimité des inquiétudes exprimées par notre jeunesse.

Nous avons également insisté sur un enjeu essentiel : recréer un véritable lien de confiance entre les lycéens et les institutions.

Les jeunes doivent ĂȘtre Ă©coutĂ©s, respectĂ©s et pleinement associĂ©s aux dĂ©cisions qui concernent leur avenir. C’est Ă©galement dans cette volontĂ© de renouer le dialogue que s’inscrivent ces rencontres.

  1. PARCOURSUP : UNE PREMIÈRE VICTOIRE POUR LES LYCÉENS ET LES FAMILLES

Depuis plusieurs annĂ©es, la FCPE nationale dĂ©nonce les inĂ©galitĂ©s engendrĂ©es par Parcoursup et revendique son abrogation au profit d’un systĂšme d’accĂšs Ă  l’enseignement supĂ©rieur plus juste, plus transparent et plus humain.

Lors de nos rencontres institutionnelles, nous avons réaffirmé avec force cette revendication, également portée par les lycéens mobilisés.

Le gouvernement a annoncĂ© le remplacement de Parcoursup Ă  l’horizon de la rentrĂ©e 2028, aprĂšs une phase de transition en 2027.

Cette annonce constitue une avancée majeure et une premiÚre victoire collective pour les lycéens, les familles et les organisations mobilisées depuis plusieurs années.

Nous avons été entendus sur la nécessité de transformer profondément le systÚme actuel.

Mais notre engagement ne s’arrĂȘte pas Ă  cette annonce !

Nous avons également demandé :

‱ La suppression de la prise en compte du lycĂ©e d’origine dans l’examen des candidatures, afin de garantir une vĂ©ritable Ă©galitĂ© de traitement entre les Ă©lĂšves.

‱ La suppression de la lettre de motivation, qui peut accentuer les inĂ©galitĂ©s selon l’accompagnement dont bĂ©nĂ©ficient les jeunes.

‱ La transparence des critĂšres d’admission et des capacitĂ©s d’accueil.

‱ Une meilleure prise en compte des situations personnelles, sociales et familiales des candidats.

‱ Un accompagnement individualisĂ©, notamment pour les Ă©lĂšves confrontĂ©s aux refus ou restant sans affectation.

‱ Un systĂšme d’orientation plus humain, permettant Ă  chaque bachelier de poursuivre ses Ă©tudes et de bĂ©nĂ©ficier d’un vĂ©ritable droit Ă  la rĂ©orientation.

Nous avons Ă©galement portĂ© la demande de crĂ©ation de 250 000 places supplĂ©mentaires dans l’enseignement supĂ©rieur, afin de rĂ©pondre aux besoins rĂ©els des jeunes.

Les 15 000 places supplémentaires annoncées par le gouvernement restent insuffisantes face aux difficultés rencontrées chaque année par de nombreux bacheliers.

Notre objectif est clair : le futur dispositif ne doit pas ĂȘtre un simple changement de nom, mais une vĂ©ritable transformation de l’accĂšs Ă  l’enseignement supĂ©rieur.

Le baccalaurĂ©at doit ouvrir des perspectives et non devenir le point de dĂ©part d’une impasse.

  1. CONTINUITÉ PÉDAGOGIQUE : AUCUN ÉLÈVE NE DOIT ÊTRE PÉNALISÉ

Nous avons demandĂ© la mise en place de dispositifs permettant aux lycĂ©ens de rĂ©cupĂ©rer les cours qui n’ont pas pu ĂȘtre assurĂ©s durant les pĂ©riodes de blocus.

Il est indispensable de garantir la continuité pédagogique, particuliÚrement pour les élÚves préparant le baccalauréat et les autres examens.

Nous avons Ă©galement rappelĂ© l’urgence de lutter contre les heures de cours perdues en raison du non-remplacement des enseignants.

La FCPE nationale demande des moyens humains supplémentaires et le remplacement des enseignants absents dÚs la premiÚre heure.

Aucun élÚve ne doit voir son avenir scolaire compromis par des enseignements non assurés.

  1. SANCTIONS : POUR UNE RÉPONSE ÉDUCATIVE, JUSTE ET PROPORTIONNÉE

Nous avons plaidĂ© contre les doubles sanctions Ă  l’encontre des lycĂ©ens mobilisĂ©s.

Nous avons également demandé que les décisions disciplinaires soient prises avec discernement, bienveillance et proportionnalité, en tenant compte de chaque situation individuelle.

Les conseils de discipline doivent conserver leur vocation Ă©ducative et ne pas devenir des instruments d’intimidation.

Nous avons rappelĂ© que le droit d’expression des lycĂ©ens doit ĂȘtre respectĂ©, dans le cadre des rĂšgles applicables, tout en condamnant toutes les formes de violence.

La rĂ©ponse aux mobilisations ne peut pas ĂȘtre uniquement rĂ©pressive. Elle doit avant tout reposer sur l’Ă©coute, le dialogue, la mĂ©diation et la recherche de solutions concrĂštes.

  1. SANTÉ MENTALE : UNE PRIORITÉ QUI DOIT SE TRADUIRE PAR DES ACTES

Nous avons alertĂ© les reprĂ©sentants de l’État sur les consĂ©quences des difficultĂ©s scolaires, des incertitudes liĂ©es Ă  l’orientation et du manque d’accompagnement sur la santĂ© mentale des jeunes.

Nous avons demandĂ© le renforcement des personnels de santĂ© scolaire, des psychologues de l’Éducation nationale, des infirmiĂšres scolaires et des assistants sociaux.

Nous avons également insisté sur la nécessité de mieux accompagner les élÚves confrontés à des situations personnelles difficiles.

Nous ne pouvons pas proclamer la santé mentale des jeunes comme une priorité nationale sans donner aux établissements les moyens de la prendre en charge.

  1. DES CONDITIONS DE SCOLARITÉ DIGNES POUR TOUS

Au-delà des mobilisations actuelles, la FCPE nationale a porté plusieurs revendications essentielles :

‱ Le remplacement des enseignants absents et le renforcement des moyens humains.

‱ La reconnaissance du mĂ©tier d’AESH, l’amĂ©lioration de leurs conditions de travail et un accompagnement effectif des Ă©lĂšves en situation de handicap.

‱ L’amĂ©lioration des bĂątiments scolaires et leur adaptation aux enjeux climatiques.

‱ Des emplois du temps respectueux du rythme de vie, du sommeil et de la santĂ© des adolescents.

‱ Une vĂ©ritable participation des parents et des lycĂ©ens aux dĂ©cisions concernant la vie des Ă©tablissements.

‱ Une dĂ©mocratie scolaire effective, avec des reprĂ©sentants Ă©coutĂ©s, consultĂ©s et associĂ©s au suivi des dĂ©cisions.

  1. RECRÉER LE LIEN DE CONFIANCE ENTRE LES LYCÉENS ET LES INSTITUTIONS

Nous avons particuliÚrement insisté sur la nécessité de rétablir un dialogue sincÚre, direct et durable avec la jeunesse.

Les mobilisations lycĂ©ennes ne doivent pas ĂȘtre rĂ©duites Ă  de simples mouvements de contestation.

Elles traduisent des inquiĂ©tudes profondes concernant l’avenir, les conditions d’Ă©tudes, l’orientation, les inĂ©galitĂ©s et les difficultĂ©s Ă©conomiques et sociales rencontrĂ©es par les jeunes et leurs familles.

Nous avons demandé que les lycéens soient pleinement entendus et associés aux réflexions engagées.

Restaurer la confiance ne peut se limiter à organiser des rencontres. Cela suppose de reconnaßtre les préoccupations des jeunes, de leur apporter des réponses concrÚtes et de respecter leurs droits.

C’est dans cet esprit que nous poursuivons les Ă©changes avec les institutions.

  1. DES CONCERTATIONS ET DES GROUPES DE TRAVAIL TOUT AU LONG DU MOIS DE NOVEMBRE

Ces trois rencontres institutionnelles constituent des Ă©tapes importantes, mais notre mobilisation ne s’arrĂȘte pas lĂ .

La FCPE nationale poursuit son travail de concertation avec les reprĂ©sentants de l’État, notamment sur l’avenir de l’orientation, la transformation de Parcoursup et les conditions de scolaritĂ©.

D’autres rendez-vous sont d’ores et dĂ©jĂ  programmĂ©s tout au long du mois de novembre.

Nous continuerons Ă  dĂ©fendre les revendications des lycĂ©ens et des familles, Ă  formuler des propositions et Ă  demander des engagements prĂ©cis, accompagnĂ©s de moyens humains, financiers et de calendriers de mise en Ɠuvre.

Nous resterons particuliÚrement vigilants quant aux suites données aux annonces et aux décisions qui seront prises.

Notre engagement ne consiste pas uniquement Ă  faire remonter les revendications, mais Ă  les dĂ©fendre et Ă  veiller Ă  ce qu’elles se traduisent par de vĂ©ritables avancĂ©es.

UN ENGAGEMENT QUI SE POURSUIT POUR L’AVENIR DE NOS ENFANTS

Ces rencontres dĂ©montrent l’importance de la mobilisation collective et du rĂŽle des reprĂ©sentants des parents d’Ă©lĂšves dans le dialogue avec les institutions.

La premiÚre avancée annoncée concernant Parcoursup doit désormais ouvrir la voie à des changements profonds et durables.

Mais beaucoup reste Ă  construire.

La FCPE nationale continuera à porter la voix des familles, à défendre les droits des lycéens et à participer activement aux concertations engagées.

Parce que les lycĂ©ens ont le droit d’ĂȘtre entendus.

Parce que les familles doivent ĂȘtre pleinement associĂ©es aux dĂ©cisions.

Parce que l’avenir de notre jeunesse ne peut attendre.

💚💙 Des revendications portĂ©es au plus haut niveau de l’État, une premiĂšre victoire annoncĂ©e sur Parcoursup, un dialogue engagĂ© et une dĂ©termination intacte.

La mobilisation continue, les concertations se poursuivent et notre engagement reste entier !

Mme Borsali Belinda

Administratrice nationale de la FCPE